Yes, Baby !

Si vous avez lu mes précédents posts, vous devez avoir compris où je voulais en venir… Et pour celles et ceux qui arrivent, eh bien, en résumé :

ÇA A MARCHE !!!

Quelle joie… La fameuse tentative 1bis a porté ses fruits, sans mauvais jeux de mots. Comme quoi, les résultats heureux arrivent aussi.

Nous avons attendu la dizaine de jours qui a suivi l’implantation avec une impatience mesurée… De mon côté, j’étais retournée au travail, ce qui m’a permis d’être un peu moins focus sur ça et d’offrir  une certaine diversion à mon esprit. Comme je suis un peu work-addict, ça n’a pas trop mal marché. Je crois que M. a essayé d’en faire autant. Mais ce qui a été un peu plus difficile, c’est le jour où je suis allée faire LA prise de sang. Évidemment, on avait envie de découvrir le résultat, quel qu’il soit, ensemble ; pas question donc que j’en prenne connaissance seule. Je voulais partager ce moment avec M. et qu’il soit là aussi si jamais nos espoirs retombaient à zéro, comme pour beaucoup de couples.

mail par KanakoCela n’a donc pas été évident quand j’ai reçu dans la journée le SMS du labo me disant que les résultats du bêta HCG étaient disponibles… Mais j’ai tenu. Curieusement, j’étais même assez calme toute l’après-midi.

Une fois de retour à la maison, je me souviens exactement du moment. J’ai sorti mon ordinateur, M. était installé mes côtés, à ma droite sur le canapé. Je me suis identifiée sur le site du labo avec mon mot de passe et j’ai téléchargé les résultats.

Cela disait bêta HCG : 77 UI/L.

Et il y a eu comme un flottement. On n’était pas sûrs. M. m’a dit qu’il s’attendait à ce qu’il y ait une réponse claire : « Enceinte : oui » ou « non ». J’étais un peu d’accord avec lui. C’est vrai que ce chiffre était un peu perturbant. D’autant que le labo donnait à titre d’information le précédent dosage obtenu pour moi, qui était de 108UI/L.

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L’Attente

C’est la 1ère fois que je passe cette étape du transfert d’embryons.

Attente_2

J’ai lu sur un autre blog que c’était une période psychologique difficile très dure, vraisemblablement la plus dure dans le processus en tous cas car c’est vraiment une période d’expectative où tu n’as pas la main, où les choses se décident sans que tu ne puisses influer sur rien si ce n’est t’imposer du repos et essayer d’être dans le meilleur état possible… Chercher le bien-être. Facile à dire !

Tous les jours tu y penses, te demandant comment tu vas gérer la prise de sang qui dira si oui ou non l’embryon a tenu et si tu es enceinte. Et est-ce que, dans ce cas, la 2ème prise de sang 48h plus tard le confirmera bien. Et et comme toutes les femmes, est-ce que ça va bien se passer. Est-ce que tu ne vas pas faire de fausse couche, est-ce que tu fais suffisamment attention pour éviter tout ça…

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FIV Round 2, J+3

Après l’épisode catastrophique de la ponction, j’ai échangé avec Dr B. qui était elle aussi très étonnée qu’il n’y ait eu que 2 ovocytes viables. Pour autant, j’avais bien respecté toutes les consignes qu’elle m’avait données. Il n’y avait donc pas vraiment de raison. J’ai quand même dû faire une prise de sang complémentaire pour vérifier que mon organisme avait bien métabolisé l’ovitrelle. Mais hormis cela, je n’avais plus qu’à attendre que les spécialistes fassent leur travail et reviennent vers moi, à J+3 ou J+5 comme la fois précédente.

Je pourrais vous dire que l’attente a été longue, mais il s’avère qu’après ma journée prostrée, j’ai chopé une vilaine rhinopharyngite, récupérée de M. qui lui était malade le week-end précédent. Résultat, j’étais KO pendant 2 jours. Le 3ème jour, un vendredi, alors que j’émergeais à peine, j’ai reçu LE coup de fil du labo.

La femme au téléphone m’a dit que sur les 2 ovocytes, les 2 avaient pu être fécondés et s’étaient bien développés. Il y avait donc 2 beaux embryons à implanter. Il fallait que je me rende à l’hôpital à 11H, le matin même. Je crois que je lui ai demandé de me répéter cela 2 ou 3 fois. Quelle nouvelle ! Aussi inattendue qu’heureuse.

Embryon_4

Avec M. on a donc sauté dans la douche pour être prêts à l’heure et on s’est rendu à l’hôpital.

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FIV Round 2 : La Ponction

Comme je vous l’expliquais dans mon post précédent, nous avons repris le chemin de la FIV. En petit rappel, le traitement que j’avais eu la 1ère fois n’était visiblement pas approprié puisque aucun des ovocytes ne s’était développé convenablement. Il n’y a donc pas eu d’implantation.  Outre la déception que j’ai ressentie (si vous vous rappelez ici), j’avais aussi été prise d’une peur : celle d’avoir « perdu » une tentative.  Car on m’avait expliqué qu’un nombre maximum de tentatives était pris en charge par la Sécurité Sociale. Ce nombre est fixé à 4 tentatives. Ce que j’ai appris donc lors de ce 1er essai non concluant, c’est qu’on considère comme une tentative l’ensemble du processus, i.e. la stimulation, la ponction et l’implantation. Dans mon cas, le fait qu’il n’y ait pas eu d’implantation revenait grosso modo à dire que cette fois-ci ne comptait pas.

Enfin facile à dire. Car ça secoue quand même beaucoup cette histoire…

Bref, toujours motivés, nous avons avancé pour une tentative « 1bis » avec mon endocrinologue, Dr B. Elle a adapté mon traitement hormonal car visiblement, la première fois, mes ovaires avaient un peu top réagi.

Hormis la phase inconfortable du traitement et des douleurs, rien de particulier à signaler sur la phase de stimulation. J’ai pris un médoc en comprimés quelques jours avant l’arrivée de mes règles, puis j’ai recommencé les piqûres de Gonal-F, avec des doses différentes de la fois précédente et une nouvelle injection, le Luveris. Après cette routine d’une quinzaine de jours avec prises de sang tous les 2 jours, rdv chez le doc pour faire mes échographies et le suivi de l’évolution de mes follicules, le moment du déclenchement de l’ovulation est finalement arrivé.

Rendez-vous à 9h à l’hôpital pour faire la ponction. Cette fois, je n’étais pas seule dans ma chambre. Un peu bizarre de partager la pièce avec quelqu’un. Je ne suis pas habituée. Je trouve que ce moment est assez particulier et qu’on ne devrait pas avoir à le vivre avec un autre couple qui a ses propres préoccupations, ses propres interrogations, voire ses propres peurs.

Il y a une certaine gêne, une certaine pudeur dans ces cas-là. Déjà la préparation à la ponction, même si tu t’isoles dans la petite salle d’eau est différente si tu sais que quelqu’un est à côté. Le suppositoire de bétadine, le décontractant à prendre en plus du Dafalgan… L’autre couple était tellement dans son délire que M. a dû demander au mari de sortir afin que je puisse passer la blouse et faire ce que j’avais à faire. Vraiment pas évident ce partage de chambre. A tel point que quand je suis revenue de la salle d’opération, mon mec était un peu chamboulé et ne savait pas quoi me dire. Gêné par la présence d’inconnus à nos côtés.

A tous points de vue, cette ponction a été beaucoup plus difficile pour moi que la fois précédente.

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FIV Round N°2, Traitement & Douleur

Chacun réagit différemment à la douleur. On a tou(te)s notre seuil de tolérance.

Perso, j’ai vraiment testé le mien après mon opération de l’endométriose. Mon intervention a été assez costaude et le post-opératoire très difficile pour moi. J’ai ainsi découvert les joies de la morphine… Avec la petite pompe manuelle pour augmenter plus ou moins la dose qui passe en fonction de sa douleur. Et l’état cotonneux voire parfois légèrement délirant dans lequel on peut se retrouver quand on est sous cette substance.

Mais bref, ce que je voulais raconter ici c’est plutôt les désagréments du traitement liés à la stimulation hormonale dans le cadre des FIV.

Je me fais mes piqûres toute seule.

Je n’ai pas spécialement peur des aiguilles, ni de me piquer. ET je ne me voyais pas demander systématiquement la présence d’une infirmière. La FIV c’est déjà tellement de contraintes entre les prises de sang tous les 2-3 jours lors des « stims », les rendez-vous réguliers pour les échographies et le suivi avec le médecin. Devoir trouver un(e) infirmier(e) avec qui j’étais à l’aise et caler un créneau chaque jour avec cette personne me paraissait ajouter encore à cette complexité. J’ai donc préféré avancer en solo pour ça.

Je m’installe dans la salle de bain, sur mon plan de travail, blanc, comme dans un labo.

Je sors mes produits, mon désinfectant, mes compresses, je me lave les mains; et puis j’y vais.

Cette fois je dois prendre du Gonal-F et du Luveris. Un petit nouveau pour moi.

Le Gonal ça va. Pour moi l’injection c’est « piece of cake ». Le produit est quand même bien étudié, avec son stylo toutes options, ses gradations claire, ses aiguilles qui sont fines, c’est facile à manipuler dans l’ensemble. Bravo au labo.

Mais le Luveris, c’est autre chose.

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